Historique (2008)

LA PRALINE « COCO-FESSE » ou un lien inattendu entre Iles Seychelles et le Hainaut …

Rencontre avec le concepteur de la praline COCO-FESSE

D’où est venue l’idée de cette praline ?

Dans le cadre de la réalisation d’une action sociale importante, il fallait trouver un produit tout à fait original susceptible d’être vendu facilement et qui était différent des traditionnels produits proposés au public dans le cadre d’autres actions caritatives.

Et pourquoi le coco-fesse ?

Par ce produit à créer, le soucis d’offrir également aux gens un imaginaire au travers du passé de leur région servirait la cause.
Passionné par l’histoire du Hainaut, au cours de lectures et recherches, on découvre qu’au 17e siècle, de nombreuses villes hennuyères, dont Saint-Ghislain, se protégèrent en construisant d’importantes fortifications, le Hainaut étant fort bien placé sur le passage des troupes venant des quatre points cardinaux.

D’après un grand nombre de documents historiques, Louis XV, Roi de France, a confié vers 1746, au Capitaine de Marine Lazare Picault d’exercer ces talents d’artificier pour mener à bien la destruction des remparts de bon nombre de cités hennuyères.

Avant de se voir confier cette importante mission, le capitaine de marine Lazare Picault, grand voyageur des mers, avait poursuivi la découverte des îles Seychelles après que Vasco de Gama y eut posé le pied deux siècles auparavant. Nous sommes alors en 1742.
De retour des îles, il grave la garde du pommeau de son épée d’un coco de mer en souvenir des Seychelles, de ses magnifiques couchers de soleil et de ses splendides clairs de lune.

Le coco de mer appelé familièrement ‘coco-fesse’ est un fruit singulier, qui pousse uniquement sur l’archipel des Seychelles et contribue à la célébrité de l’île. Une légende locale dit que les fruits, mâle et femelle, ne se rejoignent que la nuit et ne se fécondent que dans la mer.

Et le chocolat ?

Dès la découverte du coco-fesse et à sa vue, la praline en forme de coco-fesse s’est révélée comme une évidence. Il n’y avait plus qu’à la concevoir … et mettre en place son imaginaire !

De l’idée à la naissance de la praline, neuf mois de travail ont été nécessaires : il a fallu créer le moule, concevoir le pralin original ….Deux goûts seront disponibles, l’un au chocolat noir, l’autre au chocolat au lait, tous les deux pralinés.
Le pralin a été créé, et il nous est réservé, par un artisan chocolatier (IRSI de Waterloo) attentif à la grande qualité de sa production.

Vous parlez d’imaginaire, de quoi s’agit-il ?

Parallèlement à la création de la praline, nous avons travaillé sur l’aspect historique des fortifications des villes hennuyères en créant un DVD présentant la reconstitution en 3D de villes fortifiées du Hainaut au XVIIIe siècle, et particulièrement de celle de Saint-Ghislain.

Revenons à l’aspect social de votre action, en quoi consiste-elle ?

L’idée est de permettre à des associations de la région ayant un caractère social de pouvoir vendre la praline « COCO-FESSE » au profit de leurs actions en leur ristournant un pourcentage sur leurs ventes.
Nous pensons aux mouvements de jeunesse souhaitant financer leur camp, aux services-club, aux associations d’aide aux personnes défavorisées …

La distribution de la praline sera assurée par l’ASBL MANOS dont l’objet social est le soutien aux associations à caractère social ou tout oeuvre de bienfaisance. Depuis sa création, grâce à ses actions, ce sont près de 14.000 € que l’ASBL MANOS a distribué à des associations.
L’ASBL MANOS a organisé entre autres MONS-EN-TOSCANE en 2003 et de nombreuses autres manifestations à NIVELLES, NAMUR et BRUXELLES.

Concrètement, où trouver la praline « COCO-FESSE » et comment la vendre ?

L’ASBL MANOS sera présente au marché de Noël au Château d’Havré ce week-end des 12-13 et 14 décembre pour présenter en avant-première la praline « COCO-FESSE » et recueillir les premières impressions. Les pralines seront proposées aux visiteurs en divers conditionnement allant de la boîte de 2 pralines au ballotin de 250gr.

Des points de vente devraient voir le jour dans le futur.

Dès aujourd’hui, toute association intéressée par une action de vente de la praline peut prendre contact avec l’association MANOS pour en fixer les conditions soit en laissant un message au 0493/21.22.40, soit en envoyant un mail à l’adresse praline@manos.be.

La confrérie de Saint Ghislain

La Confrérie de Saint Ghislain naquit à Saint-Ghislain en Hainaut  dans la première moitié du XXI-ième siècle.

 

C’est une réunion d’hommes d’esprit quelque peu philosophes, même dans l’acception la plus  hardie de ce mot, à cette époque de maintes transformations, évolutions et bouleversements. Ils sont résolument adversaires des préjugés, de l’intolérance, des privilèges et surtout des sottises de l’étiquette.

Mais ils sont aussi francs penseurs que francs défenseurs de l’incomparable création : la praline de Saint Ghislain.

.Il paraît que la nouveauté de leur théorie fait du bruit : les bigots de Saint-Ghislain les calomnient dans leurs cercles distingués, et le beau sexe leur est hostile. Mais les uns et les autres changeront bientôt d’avis lorsque paraîtra une brochure intitulée:  «  La Praline de Saint Ghislain et ses raisons d’être » .

Dans une préface détaillée, l’auteur révélera tous  les secrets de l’association, injustement traitée de « compagnie satanique »par ses détracteurs. Un extrait de cet exposé de principes et de ces conventions internes, donnera déjà une idée de l’objet et des méthodes opérationnelles de la Confrérie de la praline de Saint Ghislain.

Voici cet extrait:

« Nous défendons et nous défendrons librement la praline de Saint Ghislain : voilà, Monsieur, tout le secret de  notre cabale. Nous nous assemblons souvent pour nous convaincre, par des raisonnements suivis, de la nécessité de bien le faire, et des agréments que la praline de Saint Ghislain procure.

De là, nous passons à la pratique : sachant que les lieux choisis peuvent contribuer à nos expériences. A la façon rationnelle, nous travaillons en salle, nous humons l’air de ces endroits confinés et intimes que sont ces bistrots qui avoisinent la belle ville de Saint-Ghislain.

N’’allez pas, sur la foi de ce début, vous figurer des enfants, des polissons, ou, tout au moins, des oisifs qui, sortant de leurs amusements ordinaires, vont se livrer sans témoins à des puérilités que la liberté et l’indépendance leur font trouver charmantes ; vous ne nous rendriez point justice.

Nous comptons parmi nous des professeurs, des commerçants, des fonctionnaires, des employés, tous philosophes, orateurs et très savants. Quoique enjoués, nous connaissons la gravité ; quoique légers, nous chérissons le bon sens et l’esprit ; quoique libres, nous nous glorifions d’une heureuse dépendance.

Au milieu d’une espèce de tumulte, nous aimons l’ordre, et, pour l’entretenir parmi nous, nous avons édicté des lois, nous nous donnons un chef, qui en est le dépositaire, et que nous nommons Président de la Confrérie de la praline de Saint Ghislain.

 

N’allez pas non plus, je vous prie, à partir de cette dénomination, en déduire un manque de grandeur d’esprit et des idées communes. Toutes les associations, toutes les congrégations et toutes les sociétés ont eu une ‘origine des plus simple. Modestes en  leurs débuts, elles ne se sont élevées que par degrés, comme ces fleuves qui, à leur source, ne sont que de petits ruisseaux, semblent timidement solliciter leur passage par la prairie qu’ils traversent, et, subitement, gonflés des cours d’eau qu’ils ont recueillis dans leur voyage, deviennent impétueux, sautant  de chutes en chutes, et, bientôt, irriguent tout un  pays.

Quelle impossibilité y a-t-il, Monsieur, à ce que notre Confrérie, aujourd’hui peut être encore faible ; devienne par la suite tout à fait respectable? S’il ne s’agit que de lui donner un titre adapté à sa croissance, nous lui en trouverons sans peine un fort honorable. Mais, trêve de conjectures : il faut vous instruire, Monsieur, de nos usages.

Le Président de la Confrérie Saint Ghislain est élu à la pluralité des voix, après un long examen des connaissances qu’il a acquises dans l’art du chocolat: il a un pouvoir absolu sur tous les autres membres de la Confrérie. Par le devoir de sa charge, il préside toutes les assemblées dont il fixe le temps et le lieu ; il juge des expériences qui s’y font, et résume les discours qui s’y prononcent. C’est lui qui reçoit les nouveaux Compagnons et qui chasse ceux qui, par leur mauvaise conduite, déshonorent la Confrérie.

De plus, i1 devra nommer des officiers subalternes, à savoir : deux Observateurs, un Goûteur, un Greffier, un Trésorier et un Rapporteur, dont voici les fonctions :

Le premier Observateur instruit les prosélytes[1], détruit en eux les restes des préjugés, les affermit dans la noble résolution de praliner librement, souvent et méthodiquement (ce sont les termes de l’art).

Le second s’applique à faire connaître l’origine et la nature des pralines de Saint Ghislain, les espèces différentes et leurs vertus. Tous deux se réunissent pour observer (selon la signification du terme qui explique leur dignité) toutes les expériences que l’on fait. Il n’est point de praline savourée, si petite qu’elle soit, qui leur échappe ; ils en examinent l’absorption avec une attention scrupuleuse, ils en font une dissection exacte, et enfin ils en assignent la qualité.

Cette dernière opération reçoit l’aval du Goûteur, si le pralin répond aux nobles exigences de la qualité souhaitée.

L’office du Greffier est d’abord d’inscrire les noms de ceux qui entrent dans la Confrérie, puis de recueillir les ouvrages des associés, et marquer toutes les expériences qui ont été faites.

La charge du Trésorier, outre celle d’encaisser les cotisations des membres est de gérer en bon père de famille les dépenses de la troupe. L’ingratitude et la lourdeur de sa tâche résident dans le soin méticuleux qu’il porte à celle-ci : tenue des livres comptables complets mentionnant les retards des rentrées ainsi que la ventilation des dépenses par mention du lieu, des participants et unités consommées les justifiant.

Le Rapporteur examine les progrès des nouveaux admis; il les cite sans partialité dans les assemblées particulières, et détermine le jour de l’initiation, qui se déroule à peu près de la sorte :

On introduit le Candidat dans le vestibule de la salle d’assemblée où le Président, accompagné des deux Observateurs, vient lui demander ce qu’il souhaite. Comme il répond ordinairement qu’il désire entrer dans la Confrérie de la praline de  Saint Ghislain, on l’introduit dans le lieu de réunion où on le place sur un siège travaillé à jour.

Aussitôt on ferme les fenêtres fort exactement, et on ne laisse qu’une bougie allumée sur la table, devant lui.

Tous les Compagnons, placés en demi-cercle, entourent le candidat qui est au centre de l’assemblée. Puis, au signal du Président, qui agit toujours le premier, ils font un rapide banc borain, dont les murs percés de distance en distance multiplient et grossissent le fracas.

Si le nouveau Compagnon n’est point effrayé, on pense favorablement sur son compte, et on exige de lui, sans plus attendre, la dégustation de deux pralines de Saint-Ghislain; car les deux observateurs, qui sont pour lors en embuscade, ne laissent pas échapper le plus petit corpuscule, et juge toujours sainement la qualité du candidat.

A cette dernière épreuve succède le discours du Président, consistant en un exposé des obligations et des prérogatives d’un Compagnon de la praline de Saint Ghislain. Après quoi, tous les Compagnons s’étant réunis pour consentir à la réception, le candidat prononce à peu près cette formule :

«Tenant à grand honneur d’entrer dans la Confrérie Saint Ghislain, je voue une constante soumission au Président de la Confrérie et amitié à tous les Compagnons. Je promets qu’ennemi déclaré du préjugé, je le combattrai partout, en pralinant librement, souvent et méthodiquement, me gardant toutefois de commettre aucune incongruité qui pourrait nuire au public et déshonorer la Confrérie. »

Après ces paroles, prononcées à haute voix, les Compagnons se succédant ou s’accordant, selon la mesure, composent le concert bachique pendant lequel le Candidat va embrasser le Président, les Officiers et tous les autres selon leur rang, tandis que coulent à flots champagne, hydromel ou café d’Arabie, divins breuvages dignes de servir et accompagner la dégustation de l’incomparable praline de Saint Ghislain.

Voilà, Monsieur, en quoi consiste la réception d’un Compagnon.

 

L’auteur de ce document se flatte, en terminant, de l’espoir que le lecteur d’icelui emploiera son éloquence à protéger et à accroître la Confrérie de la praline de Saint Ghislain « .

 

Pour votre gouverne, il vous faut savoir aussi que les compagnons se répartissent en divers grades, octroyés ou enlevés, par le seul bon vouloir du Président, tels que le suggère et l’enseigne l’aristocratie d’avant la république.

Selon leurs aptitudes et capacités, les compagnons seront titrés des grades suivant :

Serf, manant pour les exécutants ;

Ecuyer, chevalier pour la petite noblesse ;

Baron, comte, marquis pour la moyenne noblesse et encore ;

Duc ou Prince pour la haute noblesse.

Ils s’en revendiqueront pour une durée digne des cours de justice de notre beau pays et de notre temps.

Un prince le sera à vie comme tout condamné l’est à perpétuité.

Par décret, en ce 1 octobre de l’an 2008, Le Président de la confrérie de la Praline de Saint Ghislain octroie le titre de Serf à tout commerçant de la bonne ville de Saint-Ghislain.

Tout commerçant désirant tout autre titre que celui de Serf peut monnayer celui-ci par simple demande au Président, qui en fonction des demandes reçues avant le quinze novembre 2008.

blason

 

Le Blason de la Confrérie de la Praline de Saint Ghislain

Je goutte, je croque ,je craque (en latin =)

[1] prosélyte n.

1553; proselite XIIIe; lat. ecclés. proselytus, gr. prosêlutos  » nouveau venu dans un pays  »

1 Hist. hébr. Païen converti au judaïsme.  » ces convertis (prosélytes) étaient peu considérés et traités avec dédain  » (Renan).

2 (1611) Cour. Tout nouveau converti à une religion quelconque. Prosélyte préparé au baptême. ? catéchumène.  » Le martyre dans tous les temps a fait des prosélytes  » (Voltaire).

(1746) Fig. Toute personne récemment gagnée à une doctrine, un parti, une nouveauté. ? adepte, partisan.  » Enfin convaincu, cet homme devint mon prosélyte  » (Balzac). Faire de nombreux prosélytes (? prosélytisme)